LE LIVRE DES PERLES

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Le Livre des perles

SALOMON IBN GABIROL

120 x 210 mm - 176 pages
ISBN 978-2-930627-98-4
17,95 €

Ce livre est un recueil de proverbes, d’aphorismes, de conseils…et d’adages. Des propos dépouillés de toute prétention. Sans illusions d’aucune sorte. Ni sur la nature humaine ni sur ses misères existentielles. De ces propos qui traitent de la vie sans grande couverture théologique et emportent l’adhésion de chacun, de quelque religion ou culture qu’il soit. Ils ne consolent pas, ils ne soulagent pas, ils n’exhortent pas. Ils ramènent toute chose à l’échelle d’une existence que guette la mort et qui ne s’en rachète d’une certaine manière qu’en pratiquant le bien. Ils donnent des instructions pour traverser la vie avec noblesse et résignation. On ne lit pas ces perles sans hocher ou secouer la tête. Ce recueil nous ramène à une sagesse pertinente présentant l’insigne mérite d’être valable pour tous.

Traduit et introduit par Dan Scher à partir de la traduction hébraïque de Shmuel ibn Tibbon connue sous le titre Séfer Mivkhar ha-Pninim.

 

Salomon ibn Gabirol (Malaga, 1021 – Valence, 1058) passe pour l’un des plus grands poètes de l’Andalousie médiévale. Il a composé des poèmes séculiers parmi les plus beaux de la littérature hébraïque, de même que des poèmes religieux qui ont trouvé leur place dans les services des plus grandes solennités du calendrier hébraïque. Il est l’auteur du Livre de la correction des mœurs rédigé en hébreu et de commentaires bibliques. Au milieu du xixe siècle, la recherche établit qu’il est, derrière le nom d’Avicebron, l’auteur du Fons Vitae – La Source de Vie –, traduit de l’arabe en latin au xiiie siècle et pièce maîtresse dans la théologie chrétienne de cette période. Ibn Gabirol passe communément pour le « non-auteur » du Livre des Perles, écrit originellement en arabe et traduit en hébreu par le grand traducteur Shmuel ibn Tibbon (Lunel, 1150 – Marseille, 1230). La poésie d’Ibn Gabirol, tant séculière que religieuse, continue à ce jour de résonner sur les ondes et dans les synagogues. Mille ans plus tard, son personnage intriguait tant le poète israélien Yéhudah Amichaï qu’il disait de lui : « Du pus par-ci, un poème par-là. »