L'ANAGRAMME DES SENS

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L'anagramme des sens

SYLVIE GODEFROID

150 x 235 mm - 208 pages
ISBN 978-2-930627-70-0
19,95 €

Ana approche la quarantaine. Inévitablement. Elle le sait, elle n’évitera pas le naufrage. Sur le pont de sa féminité muette parce que trop sage sonne l’urgence. L’urgence de se raconter, de s’affirmer, de devenir femme. De jouir. D’exulter enfin. De se libérer du poids de ce qui est raisonnable et politiquement correct. La femme abandonne les nattes de l’enfance pour poser sur ses lèvres offertes le rouge du désir assumé. Doucement. Au fil des pages, Ana lève le voile sur les coulisses de son être torturé. Sa vie passe sous le scalpel de son introspection. La femme serait-elle en passe d’accepter son imperfection, son corps à géométrie variable, ses fragilités amènes ?

 

Un roman à la fois divertissant et empreint de sensibilité qui met à l'honneur la femme dans son épanouissement, dans l'acceptation de son physique et du temps qui passe ainsi que dans ses déboires de tous les jours. Une écriture de qualité qui mélange esthétisme et langage moderne.

 

 

"Sylvie Godefroid balance depuis toujours entre lecture et écriture, tantôt en sacrifiant à la découverte de l’une, tantôt en subissant la tyrannie de l’autre. Et tout ceci avec le même délice. Romancière depuis peu, poète depuis toujours, Sylvie Godefroid s’introduit avec grâce et humilité dans le paysage des Lettres belges. Certains la décrivent déjà comme la nouvelle Dame de cœur dont les mots trahiraient une sensibilité, une émotivité et une mélancolie dissimulées sous une faconde de bon aloi et dans les vagues d’un sourire permanent… Il serait un peu réducteur de s’arrêter au charme – par ailleurs incontestable – d’un écrivain qui force les portes de la nuit pour entrer dans la solitude absolue des mots. Philippevilaine de souche et Bruxelloise d’adoption, Sylvie Godefroid voit le jour, en 1973. Le « Pays Noir » tracera au fusain les détours d’une personnalité mélangée, plongée dans les lavis d’une belgitude aux couleurs vagues, mais éveillée aussi aux pinceaux de l’imaginaire. Elle assumera pleinement une telle bâtardise qui l’apparente aux grands hivers de Jacques Brel comme au peuple des brouillards et des rêves. »

Michel Joiret